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Section 05
Environnement


Aucun des quatre instruments ne la couvre directement.

Criminalité environnementale : un trafic, un autre cadre juridique

La criminalité environnementale entre dans ce sujet par la même porte que le reste. Bois coupé hors concession, espèces protégées exportées, pêche non déclarée, déchets expédiés vers des juridictions qui ne peuvent pas les traiter : dans chaque cas la marchandise est le plus souvent licite en soi, et l'infraction tient au contournement du contrôle. C'est la définition même d'un flux illicite, et c'est pourquoi elle se lit avec les stupéfiants et les armes plutôt qu'à part.

Pourquoi elle emprunte les mêmes couloirs

Un conteneur qui franchit une frontière sans inspection la franchit indépendamment de son contenu. Les intermédiaires, les transitaires, les documents et les points de passage qui portent une cargaison en portent une autre, et les 50 juridictions situées sur les couloirs profilés ici sont les mêmes quelle que soit la marchandise. Les sources officielles décrivent en outre ce domaine comme un point d'entrée à moindre risque dans les flux illicites : peines plus faibles, contrôles plus rares, et une probabilité de poursuite qui n'a rien de comparable à celle des stupéfiants.

Un cadre réglementaire plutôt que pénal

C'est ici que la comparaison avec les autres trafics cesse. Aucun des quatre instruments suivis sur ce site ne couvre directement la criminalité environnementale : il n'existe pas d'équivalent de la Convention de 1988 pour le bois ou pour les espèces. Les obligations applicables arrivent indirectement — par la Convention contre la criminalité organisée lorsque la conduite est le fait d'un groupe structuré, et par les dispositions sur le blanchiment lorsque les produits se déplacent.

La conséquence pratique est une hétérogénéité que les autres domaines ne connaissent pas. Une même conduite peut relever d'une sanction administrative d'un côté d'une frontière et d'une infraction grave de l'autre, et un dossier construit dans le premier État n'a souvent pas la forme qu'exige le second. Sur les 106 juridictions couvertes, 81 tiennent la position conventionnelle complète sur les quatre instruments — ce qui, précisément, ne dit rien de leur droit de l'environnement.

Cartogramme en tuiles des juridictions parties aux quatre instruments
Fig. — la couverture conventionnelle, qui est le cadre sous lequel ces affaires sont poursuivies faute d'instrument dédié.

Le commerce en ligne, et pourquoi il change la donne

Une part importante de ce commerce se fait ouvertement sur des plateformes. C'est une différence de nature avec un conteneur : l'annonce est publique, datée, et souvent liée à un compte identifiable. Le problème n'est donc pas l'accès à l'information mais son volume — personne ne lit systématiquement les annonces, et une donnée qui n'est pas extraite est une donnée que personne n'a.

C'est le pari d'un programme décrit dans cet index, qui surveille ce commerce en ligne et en extrait des données exploitables par les services répressifs et les régulateurs, en visant également les facilitateurs plutôt que les seuls vendeurs. Le dossier est sous dossiers de programmes, et le cadre financier qui atteint les produits sous finance illicite.

Questions sur la criminalité environnementale

Qu'est-ce que la criminalité environnementale ?

L'exploitation, le prélèvement ou le commerce de ressources naturelles en violation des règles qui les régissent : bois coupé hors concession, espèces protégées prélevées et exportées, pêche non déclarée, déchets exportés vers des juridictions qui ne peuvent pas les traiter. Le point commun n'est pas la ressource mais le canal — la marchandise est le plus souvent licite en soi, et c'est le contournement du contrôle qui constitue l'infraction.

Pourquoi la traiter avec le trafic de drogues et d'armes ?

Parce qu'elle emprunte la même logistique et les mêmes documents. Un conteneur qui franchit une frontière sans inspection la franchit indépendamment de son contenu, et les intermédiaires qui savent faire passer une cargaison savent en faire passer une autre. C'est également, selon les sources officielles, un point d'entrée à moindre risque dans les flux illicites mondiaux : les peines sont plus faibles et les contrôles plus rares que pour les stupéfiants.

Pourquoi le cadre juridique est-il si différent ?

Parce qu'il est largement réglementaire plutôt que pénal. Aucun des quatre instruments suivis sur ce site ne couvre directement la criminalité environnementale : les obligations applicables arrivent indirectement, par la Convention contre la criminalité organisée lorsque la conduite est organisée, et par les dispositions sur le blanchiment lorsque les produits circulent. En pratique, cela signifie qu'une même conduite peut relever d'une amende administrative dans un État et d'une infraction grave dans le suivant.

Que change le fait que le commerce soit en ligne ?

Il devient observable. Une part importante du commerce d'espèces et de produits dérivés se fait ouvertement sur des plateformes, ce qui le rend lisible d'une manière qu'un conteneur n'est pas — à condition que quelqu'un lise les annonces et transforme ce qu'il y voit en donnée exploitable. C'est exactement le pari du programme ECO-SOLVE, décrit dans les dossiers de programmes.

Ce site publie-t-il des chiffres sur ce commerce ?

Non, pour la même raison que pour les autres flux : les indicateurs disponibles mesurent l'activité répressive et l'erreur de déclaration en même temps que le phénomène. Ce qui est enregistré est la position juridique par juridiction — position conventionnelle, textes nationaux confirmés, autorités nommées — parce qu'elle est vérifiable et datée.