Tableau 3.1
Statut d'inscription
22 sous surveillance · 3 appel à l'action. Déclaration du 19 juin 2026.
Liste grise GAFI : les pays listés, la liste noire et la surveillance
La liste grise GAFI est le nom courant de la liste des juridictions sous surveillance renforcée tenue par le Groupe d'action financière. À la date de la déclaration du 19 juin 2026, les pays sur la liste grise du GAFI sont au nombre de 22, et il ne s'agit pas d'un ensemble figé : la plénière la révise trois fois par an, de sorte que tout décompte est daté plutôt que permanent. Une inscription signifie que la juridiction a été jugée porteuse de défaillances stratégiques dans ses dispositifs contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, et qu'elle a accepté un plan et un calendrier pour y remédier. Une liste distincte et beaucoup plus courte — celle qu'on appelle d'ordinaire la liste noire — en nomme 3.
Section 01
La liste
Quels pays figurent sur la liste grise GAFI
Les pays sur la liste grise du GAFI, tels que la déclaration les enregistre, sont les juridictions sous surveillance renforcée énumérées ci-dessous. 10 des 22 sont des juridictions de production ou de transit couvertes ici et renvoient à leur propre dossier ; les autres sont nommées parce que la liste les nomme, mais elles sortent du périmètre décrit sur l'index des juridictions.
| Juridiction | Dossier sur ce site |
|---|---|
| Angola | Dossier complet |
| Bolivie | Dossier complet |
| Bosnie-Herzégovine | Dossier complet |
| Bulgarie | non couverte |
| Cameroun | Dossier complet |
| Côte d'Ivoire | Dossier complet |
| République démocratique du Congo | Dossier complet |
| Haïti | non couverte |
| Irak | non couverte |
| Kenya | Dossier complet |
| Koweït | non couverte |
| RDP lao | non couverte |
| Liban | non couverte |
| Monaco | non couverte |
| Népal | non couverte |
| Papouasie-Nouvelle-Guinée | non couverte |
| Soudan du Sud | Dossier complet |
| Syrie | non couverte |
| Venezuela | Dossier complet |
| Viêt Nam | non couverte |
| Îles Vierges britanniques | Dossier complet |
| Yémen | non couverte |
Section 02
Appel à l'action
La liste noire : les juridictions visées par un appel à l'action
La liste d'appel à l'action est la plus grave des deux et de loin la plus courte. Elle nomme actuellement République populaire démocratique de Corée (RPDC), Iran, Myanmar. Là où la liste grise est un processus de supervision, cette liste noire demande aux autres membres d'appliquer une vigilance renforcée aux relations d'affaires impliquant la juridiction, et dans le cas le plus grave d'appliquer des contre-mesures — une instruction directe au système financier plutôt qu'un programme de réforme.
La distinction compte à la lecture des sources de seconde main, qui fondent régulièrement les deux en une seule « liste noire du GAFI » d'une vingtaine de pays. Ce sont deux déclarations distinctes, publiées le même jour, aux conséquences juridiques différentes pour une banque qui décide de traiter ou non un paiement.
Un mot sur le vocabulaire, parce qu'il induit en erreur. L'expression liste grise GAFI ne figure dans aucun document du Groupe d'action financière : le terme officiel est « juridictions sous surveillance renforcée », et la formule liste grise GAFI est un raccourci journalistique qui s'est imposé. Le raccourci n'est pas neutre — il suggère une gradation continue vers la liste noire, alors que les deux listes reposent sur des constats différents et non sur deux degrés du même constat.
Section 03
Ce que la plénière a décidé
Surveillance renforcée : ce que la dernière plénière a changé
Le GAFI a examiné les progrès réalisés depuis février 2026 par l’Algérie, l’Angola, la Bolivie, la Bulgarie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, Haïti, le Kenya, la RDP lao, le Liban, Monaco, la Namibie, le Népal, le Soudan du Sud, la Syrie, le Venezuela, le Viêt Nam, les Îles Vierges britanniques et le Yémen. L’Algérie et la Namibie ont été retirées de la surveillance renforcée. Le Koweït et la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont choisi de différer leur rapport : leurs déclarations antérieures restent donc en vigueur.
| Décision | Juridictions |
|---|---|
| Retirées de la surveillance renforcée | Algérie, Namibie |
| Ajoutées | aucune |
| Rapport différé, déclaration antérieure maintenue | Koweït, Papouasie-Nouvelle-Guinée |
C'est le journal des décisions qui distingue un suivi d'une liste statique. Une juridiction retirée reste nommée dans le corps de la déclaration, sous la section consacrée à celles qui ne sont plus soumises à une surveillance renforcée : un résumé qui ne lit que les intertitres inverse leur statut, et c'est l'erreur la plus courante dans les comptes rendus de ce document.
Section 04
Lecture du statut
Ce qu'une inscription dit, et ce qu'elle ne dit pas
Une inscription est un constat sur les dispositifs financiers, non sur la répression des drogues, et les deux relèvent de processus différents évalués selon des normes différentes. Une juridiction peut tenir une position conventionnelle complète et porter une loi nationale confirmée tout en étant inscrite, parce que la défaillance identifiée porte généralement sur la transparence des bénéficiaires effectifs ou sur la supervision des professions non financières plutôt que sur le droit pénal. Lire une inscription comme la preuve d'une législation faible sur les drogues est le mésusage le plus répandu de ce statut.
L'inverse mérite autant de prudence. L'absence des deux listes signifie qu'aucune défaillance stratégique n'a été identifiée, ce qui n'équivaut pas à l'absence de défaillance : plusieurs juridictions n'ont simplement jamais été évaluées sur ce point. La comparaison des juridictions sous surveillance renforcée avec leur propre dossier conventionnel et législatif est possible sous comparer les juridictions, et le mécanisme financier lui-même est traité sous finance illicite.
Questions sur le processus d'inscription
Quelle est la différence entre la liste grise du GAFI et la liste noire ?
Ce sont deux constats distincts, aux conséquences distinctes. La surveillance renforcée — la liste grise — signifie qu'une juridiction présente des défaillances stratégiques dans ses dispositifs et qu'elle a convenu avec le GAFI d'un plan d'action assorti d'échéances ; elle reste membre coopérant du processus. La liste d'appel à l'action, couramment appelée liste noire, nomme 3 juridictions et demande aux autres pays d'appliquer une vigilance renforcée, et dans le cas le plus grave des contre-mesures. La première est une supervision, la seconde un avertissement adressé au système financier.
Combien de pays figurent sur la liste grise du GAFI ?
22, à la date de la déclaration du 19 juin 2026. 10 d'entre eux sont des juridictions de production ou de transit couvertes ici et portent un dossier complet ; les autres sont nommés sans page distincte. Le nombre bouge à chaque plénière, dans les deux sens.
À quelle fréquence la liste change-t-elle ?
Trois fois par an. La plénière du GAFI se réunit en février, juin et octobre, et chaque réunion peut ajouter des juridictions, en retirer, ou laisser une déclaration en l'état lorsqu'une juridiction a différé son rapport. C'est ce rythme qui explique qu'aucune mention datée au mois ne figure sur cette page : entre deux plénières, rien ne change.
Être sur la liste grise signifie-t-il qu'un pays ne coopère pas ?
Non, et l'inférence est la lecture erronée habituelle. Une juridiction figure sur la liste précisément parce qu'elle s'est engagée sur un plan d'action et qu'elle en rend compte. Le retrait suit une évaluation sur place confirmant que les réformes sont en place et se maintiennent : c'est pourquoi une sortie de liste est un signal plus substantiel qu'une entrée.
Qu'est-il arrivé à l'Algérie et à la Namibie ?
Les deux ont été retirées de la surveillance renforcée à la plénière du 19 juin 2026. Elles apparaissent toujours comme intertitres dans la déclaration de juin, sous la section consacrée aux juridictions qui ne sont plus soumises à une surveillance renforcée — lire les seuls intertitres inverse donc leur statut, erreur fréquente dans les résumés de seconde main de ce document.
Une inscription sur la liste grise a-t-elle un effet sur les paiements ordinaires ?
Oui, et c'est par là que la pression s'exerce. Les établissements situés ailleurs appliquent une vigilance renforcée aux contreparties établies dans une juridiction inscrite, ce qui renchérit et ralentit les paiements légitimes en même temps que le reste. L'effet passe par la banque correspondante plutôt que par une sanction : aucune règle n'interdit la transaction, elle devient simplement plus coûteuse à traiter.