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Fig. 1.1
Juridictions couvertes


106 dossiers. Sources nommées par champ. Compilé le 2026-07-29.

Loi sur les drogues par pays : législations et peines comparées

Cette référence couvre la loi sur les drogues dans 106 juridictions de production et de transit — les États et territoires situés sur les couloirs qui portent les stupéfiants, les armes et les produits des deux. Chaque dossier sépare deux choses régulièrement confondues : ce qu'un État a signé sur le plan international, et ce que son propre corpus législatif érige réellement en infraction. La première relève du registre du dépositaire. La seconde est la législation nationale, et elle varie bien davantage que la position conventionnelle ne le laisse supposer. Lues ensemble, ces données permettent de comparer les législations d'une région à l'autre sans traiter un engagement international comme la preuve qu'une infraction interne existe.

Hachures

Non listée Surveillance renforcée
Fig. 1.1 — 106 juridictions de production et de transit, une tuile chacune. La taille égale des tuiles est un choix : sur une carte géographique, les territoires caribéens de ce jeu de données tiennent dans moins d'un pixel. Les positions regroupent chaque juridiction avec ses voisines, mais les distances ne sont pas à l’échelle. Chaque tuile renvoie à la fiche de la juridiction.

Section 02
Comment les instruments s'empilent

Comment le droit international du contrôle des drogues atteint la loi nationale

Quatre instruments des Nations unies surplombent les lois nationales réunies ici. La Convention de 1988 contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes oblige les parties à incriminer le trafic, la culture aux fins de trafic et le blanchiment de ses produits, et fournit la base juridique de la livraison surveillée. La Convention de 2000 contre la criminalité transnationale organisée ajoute les infractions d'organisation — participation à un groupe criminel organisé, entrave à la justice — et la machinerie de l'entraide judiciaire. Son Protocole sur les armes à feu porte les exigences de marquage, de tenue de registres et d'autorisation pour les armes légères. La Convention contre la corruption atteint les comportements officiels qui font échouer les trois autres en pratique.

Aucun des quatre n'est d'application directe. Un État qui ratifie s'engage à légiférer, et jusqu'à ce qu'il le fasse il n'existe aucune infraction qu'un parquet puisse retenir. C'est le point où l'obligation internationale et l'infraction interne se séparent, et la raison pour laquelle la loi sur les drogues d'un pays ne se lit pas dans un tableau de ratifications. Chaque dossier nomme donc l'instrument national séparément, avec le registre face auquel il a été confirmé, au lieu de traiter la position conventionnelle comme un substitut du droit interne.

Section 03
Couverture conventionnelle

Couverture des conventions comparée sur 106 juridictions

La position conventionnelle est la strate la mieux établie du jeu de données, parce qu'elle a une source unique et faisant autorité : les tableaux d'état du dépositaire. Elle est aussi celle qui discrimine le moins — 81 des 106 juridictions sont parties aux quatre instruments — à une exception près, et cette exception est instructive.

Instrument Adopté Parties Non parties
Convention de 1988 1988 103 3
Convention contre la criminalité organisée 2000 105 1
Convention contre la corruption 2003 103 3
Protocole sur les armes à feu 2001 83 23

Le Protocole sur les armes à feu est le seul instrument présentant un écart de ratification substantiel, et c'est donc le seul dont la donnée conventionnelle sépare réellement les juridictions. Une juridiction qui en est absente n'a aucune obligation conventionnelle de marquer les armes à la fabrication ou à l'importation, de tenir des registres de transfert, ni d'autoriser chaque transfert — ce qui signifie qu'une arme la traversant peut perdre son historique documenté sans qu'aucune règle soit enfreinte. Les conséquences sont exposées sous trafic d'armes.

Cartogramme en tuiles des juridictions couvertes, regroupées par région
Fig. — l'ensemble couvert : 106 juridictions de production et de transit, réparties en quatre blocs régionaux.

Section 04
Provenance

D'où vient chaque dossier

Trois strates, trois chemins de sourçage. Les dates de ratification viennent des tableaux d'état du dépositaire des Nations unies. Le statut de surveillance vient des deux déclarations du GAFI, lues intégralement plutôt que résumées depuis leurs intitulés. Les instruments nationaux — 91 des 106 dossiers en portent au moins un — viennent de registres officiels, portails législatifs, dépôts parlementaires, journaux officiels et de la bibliothèque juridique de l'ONUDC, chacun cité avec sa date de vérification.

Ce que ce jeu de données ne fait pas est aussi important : il ne publie aucune estimation agrégée de volume ou de valeur, aucune liste de participants à un programme, et aucun intitulé de loi qu'un registre ne confirme pas. Les règles appliquées sont exposées sous sources et méthodologie.

Loi sur les drogues par pays : l'index complet

Les 106 dossiers, regroupés par région. Le niveau indique le chemin de sourçage, non la qualité du droit : le niveau A porte un instrument national confirmé, le niveau B une position conventionnelle confirmée sans instrument citable, le niveau C un territoire lié par extension.

Afrique — 53 juridictions

Juridiction Conventions Niveau GAFI
Afrique du Sud 4 / 4 A Non inscrite
Algérie 4 / 4 A Non inscrite
Angola 4 / 4 A Surveillance renforcée
Bénin 4 / 4 A Non inscrite
Botswana 3 / 4 A Non inscrite
Burkina Faso 4 / 4 B Non inscrite
Burundi 4 / 4 A Non inscrite
Cameroun 3 / 4 A Surveillance renforcée
Cap-Vert 4 / 4 A Non inscrite
Comores 4 / 4 B Non inscrite
Côte d'Ivoire 4 / 4 A Surveillance renforcée
Djibouti 3 / 4 A Non inscrite
Égypte 3 / 4 A Non inscrite
Érythrée 2 / 4 A Non inscrite
Eswatini 4 / 4 A Non inscrite
Éthiopie 4 / 4 A Non inscrite
Gabon 4 / 4 A Non inscrite
Gambie 3 / 4 A Non inscrite
Ghana 4 / 4 A Non inscrite
Guinée 3 / 4 A Non inscrite
Guinée équatoriale 2 / 4 A Non inscrite
Guinée-Bissau 4 / 4 A Non inscrite
Kenya 4 / 4 A Surveillance renforcée
Lesotho 4 / 4 A Non inscrite
Liberia 4 / 4 B Non inscrite
Libye 4 / 4 B Non inscrite
Madagascar 4 / 4 A Non inscrite
Malawi 4 / 4 B Non inscrite
Mali 4 / 4 A Non inscrite
Maroc 4 / 4 A Non inscrite
Maurice 4 / 4 A Non inscrite
Mauritanie 4 / 4 A Non inscrite
Mozambique 4 / 4 B Non inscrite
Namibie 3 / 4 A Non inscrite
Niger 3 / 4 A Non inscrite
Nigeria 4 / 4 A Non inscrite
Ouganda 4 / 4 A Non inscrite
République centrafricaine 4 / 4 A Non inscrite
République démocratique du Congo 4 / 4 B Surveillance renforcée
Rwanda 4 / 4 A Non inscrite
Sao Tomé-et-Principe 4 / 4 B Non inscrite
Sénégal 4 / 4 A Non inscrite
Seychelles 4 / 4 A Non inscrite
Sierra Leone 4 / 4 A Non inscrite
Somalie 3 / 4 B Non inscrite
Soudan 4 / 4 A Non inscrite
Soudan du Sud 4 / 4 B Surveillance renforcée
Tanzanie 4 / 4 A Non inscrite
Tchad 3 / 4 A Non inscrite
Togo 4 / 4 A Non inscrite
Tunisie 4 / 4 A Non inscrite
Zambie 4 / 4 A Non inscrite
Zimbabwe 3 / 4 A Non inscrite

Amérique latine et Caraïbes — 33 juridictions

Juridiction Conventions Niveau GAFI
Anguilla 4 / 4 C Non inscrite
Antigua-et-Barbuda 4 / 4 A Non inscrite
Argentine 4 / 4 A Non inscrite
Barbade 4 / 4 A Non inscrite
Belize 3 / 4 A Non inscrite
Bolivie 4 / 4 A Surveillance renforcée
Brésil 4 / 4 A Non inscrite
Chili 4 / 4 A Non inscrite
Colombie 3 / 4 A Non inscrite
Costa Rica 4 / 4 A Non inscrite
Dominique 4 / 4 A Non inscrite
Équateur 4 / 4 A Non inscrite
Grenade 4 / 4 A Non inscrite
Guatemala 4 / 4 A Non inscrite
Guyana 4 / 4 A Non inscrite
Honduras 4 / 4 A Non inscrite
Îles Vierges britanniques 4 / 4 C Surveillance renforcée
Jamaïque 4 / 4 A Non inscrite
Mexique 4 / 4 A Non inscrite
Montserrat 4 / 4 C Non inscrite
Nicaragua 4 / 4 A Non inscrite
Panama 4 / 4 A Non inscrite
Paraguay 4 / 4 A Non inscrite
Pérou 4 / 4 A Non inscrite
République dominicaine 4 / 4 A Non inscrite
Saint-Christophe-et-Niévès 4 / 4 B Non inscrite
Saint-Vincent-et-les Grenadines 3 / 4 A Non inscrite
Sainte-Lucie 3 / 4 A Non inscrite
Salvador 4 / 4 A Non inscrite
Suriname 3 / 4 B Non inscrite
Trinité-et-Tobago 4 / 4 A Non inscrite
Uruguay 4 / 4 A Non inscrite
Venezuela 4 / 4 A Surveillance renforcée

Asie centrale — 10 juridictions

Juridiction Conventions Niveau GAFI
Afghanistan 3 / 4 A Non inscrite
Arménie 4 / 4 A Non inscrite
Azerbaïdjan 4 / 4 A Non inscrite
Géorgie 3 / 4 A Non inscrite
Kazakhstan 4 / 4 A Non inscrite
Kirghizstan 3 / 4 B Non inscrite
Ouzbékistan 3 / 4 A Non inscrite
Pakistan 3 / 4 A Non inscrite
Tadjikistan 3 / 4 A Non inscrite
Turkménistan 4 / 4 B Non inscrite

Balkans et Europe de l'Est — 10 juridictions

Juridiction Conventions Niveau GAFI
Albanie 4 / 4 A Non inscrite
Bélarus 4 / 4 A Non inscrite
Bosnie-Herzégovine 4 / 4 A Surveillance renforcée
Kosovo 0 / 4 C Non inscrite
Macédoine du Nord 4 / 4 A Non inscrite
Monténégro 4 / 4 A Non inscrite
République de Moldavie 4 / 4 A Non inscrite
Serbie 4 / 4 A Non inscrite
Turquie 4 / 4 A Non inscrite
Ukraine 4 / 4 A Non inscrite

Questions sur ce jeu de données

Que contient chaque dossier de juridiction ?

Quatre strates, chacune sourcée séparément et datée. Les instruments nationaux sur les stupéfiants et les armes à feu qui ont pu être confirmés face à un registre officiel ; les quatre instruments des Nations unies auxquels l'État est partie, avec la date exacte enregistrée par le dépositaire ; la position de la juridiction dans le processus de surveillance du GAFI ; et les autorités de mise en œuvre nommées sur ses propres hôtes gouvernementaux. Lorsqu'un champ n'a pu être confirmé face à une source citable, il est signalé comme non enregistré plutôt que comblé par une estimation.

Pourquoi ces 106 juridictions et non tous les pays ?

L'ensemble réunit les juridictions de production et de transit situées sur les couloirs qui portent les stupéfiants, les armes et les produits des deux : Afrique, Amérique latine et Caraïbes, Asie centrale et ses approches, Balkans et Europe de l'Est. Les marchés de consommation d'Europe occidentale, d'Amérique du Nord et d'Asie orientale n'y figurent pas : ce n'est donc pas un index mondial, et le cartogramme n'est pas une carte du monde.

Ratifier une convention signifie-t-il que les infractions existent en droit interne ?

Non, et l'écart entre les deux est la lecture erronée la plus fréquente de ces données. La ratification oblige un État à légiférer ; elle ne crée pas par elle-même une infraction qu'un parquet puisse poursuivre. Un État peut être partie aux quatre instruments alors que sa loi d'application a plusieurs décennies, est plus étroite que la convention, ou fait entièrement défaut pour une catégorie. C'est la raison pour laquelle l'instrument national est enregistré séparément du dossier conventionnel.

Pourquoi certains dossiers nomment-ils une loi et d'autres non ?

Parce que le chemin de sourçage diffère, et qu'il est signalé plutôt que lissé. Le niveau A signifie que l'instrument lui-même a été confirmé face à un registre officiel — 91 des 106 dossiers. Le niveau B signifie que le dossier conventionnel est confirmé mais qu'aucun instrument national n'a pu être vérifié face à une source citable. Le niveau C couvre les territoires dépendants, où la ratification de l'État métropolitain est étendue au territoire au lieu que celui-ci y adhère en son propre nom : 4 dossiers relèvent de ce cas.

Que signifie concrètement la surveillance renforcée du GAFI ?

Que le Groupe d'action financière a identifié des défaillances stratégiques dans les dispositifs de la juridiction contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, et que celle-ci s'est engagée sur un plan d'action assorti d'un calendrier. C'est un statut de processus et non un constat de non-coopération, et il évolue : la plénière révise la liste trois fois par an, de sorte que 10 des 106 juridictions réunies ici sont inscrites à la dernière révision plutôt que définitivement.

Les autorités nommées sont-elles vérifiées de la même manière ?

Oui, et selon un critère délibérément étroit : une autorité n'est nommée que si un hôte officiel rattaché à la juridiction elle-même la désigne. 89 des 106 dossiers nomment au moins une autorité sur cette base. Les autres laissent le champ vide en indiquant où la recherche a été menée, parce qu'un nom d'organisme est générique d'une façon qu'un intitulé de loi n'est pas — « administration des douanes » désigne une douzaine d'institutions dans le monde, et une attestation d'archive ne suffit pas à les distinguer.