Dossier de programme
Conduit par Union européenne.
ECO-SOLVE : solutions contre la criminalité de l'environnement
La criminalité environnementale traitée comme un problème de données : le commerce est largement en ligne, et ce qui manque est le moyen de le lire à grande échelle.
Désignation officielle : « Innovative solutions against environmental crime »
Ce que le programme vise
La criminalité environnementale entre dans ce sujet par la même porte que tout le reste. La description officielle est explicite sur ce qui la fait relever d'ici : elle contribue fortement à la croissance de la criminalité grave et offre aux trafiquants un point d'entrée aisé dans les flux illicites mondiaux — une voie à moindre risque et à moindre peine vers les mêmes couloirs, les mêmes intermédiaires et les mêmes documents que ceux qui portent les stupéfiants et les armes. Ce qui la distingue sur le plan opérationnel, c'est le lieu où le commerce se déroule. Une grande partie s'effectue ouvertement en ligne, ce qui la rend observable comme un conteneur ne l'est pas, et inobservée en pratique parce que personne ne lisait les annonces.
Comment il fonctionne
Le projet surveille le commerce en ligne et en extrait des données sous une forme exploitable par les services répressifs et les régulateurs, et il associe à cela l'investigation des responsables politiques et des acteurs privés qui facilitent les flux, et non des seuls vendeurs. Un troisième axe travaille à porter les points de vue des communautés dans les stratégies policières locales et dans les forums multilatéraux, au motif que les communautés exposées à la criminalité environnementale organisée sont aussi celles qui sont placées pour la faire reculer. Les activités sont alignées sur la plateforme pluridisciplinaire européenne contre les menaces criminelles animée par Europol, qui est la structure de coordination par laquelle passe déjà le versant répressif du sujet.
Où il s'applique
ECO-SOLVE n'est pas lié à un couloir géographique. C'est une infrastructure partagée, ouverte à toute juridiction participante, et son utilité en un lieu donné dépend de ce que cette juridiction y verse plutôt que de sa position. Les obligations qui en décident sont exposées sur la page consacrée aux armes à feu.
Pour un système d'enregistrement, la carte pertinente n'est donc pas une route mais une ratification. Une juridiction liée par le Protocole sur les armes à feu s'est engagée à marquer les armes à la fabrication et à l'importation et à conserver les registres au moins dix ans ; celle qui ne l'est pas n'a aucune obligation de ce genre, et une arme qui la traverse peut légitimement y perdre son histoire. Sur les 106 juridictions couvertes par ce site, 83 sont parties et 23 ne le sont pas.
Non parties au Protocole sur les armes à feu — 23
Afghanistan · Belize · Botswana · Cameroun · Colombie · Djibouti · Égypte · Érythrée · Gambie · Géorgie · Guinée · Guinée équatoriale · Kirghizstan · Kosovo · Namibie · Niger · Ouzbékistan · Pakistan · Sainte-Lucie · Suriname · Tadjikistan · Tchad · Zimbabwe
Cette liste est la limite pratique de ce qu'un système de traçage partagé peut reconstituer. Le système lui-même y est indifférent : il restituera ce qui y a été versé, et là où n'existe aucune obligation de verser quoi que ce soit, une requête exacte ne renvoie rien — une absence qui ne se distingue en rien d'une histoire sans tache.
Base conventionnelle
Sur le fond, le travail met en œuvre aucun instrument de ce jeu de données ne couvre directement la criminalité environnementale, et c'est le vide dans lequel le projet opère — les obligations applicables arrivent par la Convention contre la criminalité organisée lorsque les faits sont organisés, et par les dispositions relatives au blanchiment lorsque les produits circulent. La distinction compte : un programme de ce type ne crée aucun pouvoir juridique propre. Il construit la capacité des États à exercer des pouvoirs qu'ils détiennent déjà au titre des instruments qu'ils ont ratifiés, et c'est pourquoi une juridiction qui n'est pas partie à l'instrument pertinent retire moins de sa participation qu'une autre. Ce que chaque instrument oblige est exposé sur la référence des conventions.
Questions
Qu'est-ce que ECO-SOLVE ?
ECO-SOLVE est désigné officiellement « Innovative solutions against environmental crime » et conduit par Union européenne. La criminalité environnementale traitée comme un problème de données : le commerce est largement en ligne, et ce qui manque est le moyen de le lire à grande échelle. La description donnée sur cette page provient de Commission européenne, Service des instruments de politique étrangère, qui en tient le compte rendu.
Quel problème ECO-SOLVE vise-t-il ?
La criminalité environnementale entre dans ce sujet par la même porte que tout le reste. La description officielle est explicite sur ce qui la fait relever d'ici : elle contribue fortement à la croissance de la criminalité grave et offre aux trafiquants un point d'entrée aisé dans les flux illicites mondiaux — une voie à moindre risque et à moindre peine vers les mêmes couloirs, les mêmes intermédiaires et les mêmes documents que ceux qui portent les stupéfiants et les armes. Ce qui la distingue sur le plan opérationnel, c'est le lieu où le commerce se déroule. Une grande partie s'effectue ouvertement en ligne, ce qui la rend observable comme un conteneur ne l'est pas, et inobservée en pratique parce que personne ne lisait les annonces.
À quels couloirs de trafic ECO-SOLVE se rapporte-t-il ?
ECO-SOLVE n'est pas organisé autour d'un couloir géographique. C'est une infrastructure à laquelle toute juridiction peut recourir, et c'est pourquoi il apparaît sur la page consacrée aux armes à feu plutôt que sur une route.
Quelle est la base conventionnelle de ce type de travail ?
Sur le fond, aucun instrument de ce jeu de données ne couvre directement la criminalité environnementale, et c'est le vide dans lequel le projet opère — les obligations applicables arrivent par la Convention contre la criminalité organisée lorsque les faits sont organisés, et par les dispositions relatives au blanchiment lorsque les produits circulent. Un programme de cette nature ne crée aucun pouvoir juridique ; il construit la capacité d'exercer des pouvoirs qu'un État détient déjà au titre des instruments qu'il a ratifiés. C'est la raison pour laquelle la position conventionnelle inscrite sur chaque fiche de juridiction pèse sur ce qu'un tel programme peut y accomplir.
ECO-SOLVE est-il toujours en cours ?
Cet index n'affirme l'état opérationnel actuel d'aucun programme qui y figure. Les cycles de financement se renouvellent plus vite que les pages qui les décrivent, et un dossier qui affirmerait qu'un programme est actif avancerait une assertion qu'il ne pourrait pas tenir à jour. Commission européenne, Service des instruments de politique étrangère est l'endroit où le vérifier, et le lien figure dans les sources au bas de cette page.
Pourquoi ECO-SOLVE ne porte-t-il aucun couloir ?
Parce qu'il n'est pas organisé autour d'un couloir. Son objet est la famille de projets plutôt qu'une route, si bien que l'entrée géographique est l'index des 106 juridictions plutôt qu'une fiche de couloir. Les dossiers qui portent sur des couloirs sont énumérés sur l'index des programmes.
Sources
- Commission européenne, Service des instruments de politique étrangère — Innovative solutions against environmental crime . Consulté le 2026-07-30.