Dossier de programme
Conduit par INTERPOL.
iARMS : enregistrement et traçage des armes illicites, en bref
Une base de données plutôt qu'un programme de terrain : le système d'enregistrement qui rend possible le traçage international d'une arme à feu.
Désignation officielle : « Illicit Arms Records and tracing Management System »
Ce que le programme vise
iARMS est une infrastructure. Une arme récupérée ne peut être tracée internationalement que si les juridictions traversées par son histoire peuvent interroger mutuellement leurs registres ; à défaut d'un système partagé, chaque traçage est une demande bilatérale. Le système conserve les signalements d'armes perdues, volées, introduites en contrebande ou faisant l'objet d'un trafic, et permet à un pays membre de vérifier une arme récupérée au regard de ces signalements.
Comment il fonctionne
Parce qu'il s'agit d'un système d'enregistrement, sa valeur dépend entièrement de ce qui y est versé. Une juridiction qui ne marque pas les armes à l'importation, ou qui ne tient pas de registres d'armuriers, n'a rien à y apporter et peu à en attendre — c'est pourquoi le système et les obligations du Protocole sur les armes à feu décrites sur la page consacrée aux armes sont les deux moitiés d'un même mécanisme.
Où il s'applique
iARMS n'est pas lié à un couloir géographique. C'est une infrastructure partagée, ouverte à toute juridiction participante, et son utilité en un lieu donné dépend de ce que cette juridiction y verse plutôt que de sa position. Les obligations qui en décident sont exposées sur la page consacrée aux armes à feu.
Pour un système d'enregistrement, la carte pertinente n'est donc pas une route mais une ratification. Une juridiction liée par le Protocole sur les armes à feu s'est engagée à marquer les armes à la fabrication et à l'importation et à conserver les registres au moins dix ans ; celle qui ne l'est pas n'a aucune obligation de ce genre, et une arme qui la traverse peut légitimement y perdre son histoire. Sur les 106 juridictions couvertes par ce site, 83 sont parties et 23 ne le sont pas.
Non parties au Protocole sur les armes à feu — 23
Afghanistan · Belize · Botswana · Cameroun · Colombie · Djibouti · Égypte · Érythrée · Gambie · Géorgie · Guinée · Guinée équatoriale · Kirghizstan · Kosovo · Namibie · Niger · Ouzbékistan · Pakistan · Sainte-Lucie · Suriname · Tadjikistan · Tchad · Zimbabwe
Cette liste est la limite pratique de ce qu'un système de traçage partagé peut reconstituer. Le système lui-même y est indifférent : il restituera ce qui y a été versé, et là où n'existe aucune obligation de verser quoi que ce soit, une requête exacte ne renvoie rien — une absence qui ne se distingue en rien d'une histoire sans tache.
Le décompte des ratifications ci-dessus a une seconde moitié facile à manquer. Sur les 106 juridictions recensées ici, 5 portent un texte national sur les armes que ce jeu de données a pu confirmer face à un registre officiel. Le second chiffre dit ce que les registres publient, non que les autres juridictions seraient sans loi — mais une demande de traçage s'appuie sur des registres tenus au titre d'un régime national de marquage et de licences : une ratification sans texte citable est précisément là où une requête ne renvoie rien.
Base conventionnelle
Sur le fond, le travail met en œuvre les obligations de marquage, de tenue de registres et de traçage du Protocole sur les armes à feu. La distinction compte : un programme de ce type ne crée aucun pouvoir juridique propre. Il construit la capacité des États à exercer des pouvoirs qu'ils détiennent déjà au titre des instruments qu'ils ont ratifiés, et c'est pourquoi une juridiction qui n'est pas partie à l'instrument pertinent retire moins de sa participation qu'une autre. Ce que chaque instrument oblige est exposé sur la référence des conventions.
Questions
Qu'est-ce que iARMS ?
iARMS est désigné officiellement « Illicit Arms Records and tracing Management System » et conduit par INTERPOL. Une base de données plutôt qu'un programme de terrain : le système d'enregistrement qui rend possible le traçage international d'une arme à feu. La description donnée sur cette page provient de INTERPOL, qui en tient le compte rendu.
Quel problème iARMS vise-t-il ?
iARMS est une infrastructure. Une arme récupérée ne peut être tracée internationalement que si les juridictions traversées par son histoire peuvent interroger mutuellement leurs registres ; à défaut d'un système partagé, chaque traçage est une demande bilatérale. Le système conserve les signalements d'armes perdues, volées, introduites en contrebande ou faisant l'objet d'un trafic, et permet à un pays membre de vérifier une arme récupérée au regard de ces signalements.
À quels couloirs de trafic iARMS se rapporte-t-il ?
iARMS n'est pas organisé autour d'un couloir géographique. C'est une infrastructure à laquelle toute juridiction peut recourir, et c'est pourquoi il apparaît sur la page consacrée aux armes à feu plutôt que sur une route.
Quelle est la base conventionnelle de ce type de travail ?
Sur le fond, les obligations de marquage, de tenue de registres et de traçage du Protocole sur les armes à feu. Un programme de cette nature ne crée aucun pouvoir juridique ; il construit la capacité d'exercer des pouvoirs qu'un État détient déjà au titre des instruments qu'il a ratifiés. C'est la raison pour laquelle la position conventionnelle inscrite sur chaque fiche de juridiction pèse sur ce qu'un tel programme peut y accomplir.
iARMS est-il toujours en cours ?
Cet index n'affirme l'état opérationnel actuel d'aucun programme qui y figure. Les cycles de financement se renouvellent plus vite que les pages qui les décrivent, et un dossier qui affirmerait qu'un programme est actif avancerait une assertion qu'il ne pourrait pas tenir à jour. INTERPOL est l'endroit où le vérifier, et le lien figure dans les sources au bas de cette page.
Pourquoi iARMS ne porte-t-il aucun couloir ?
Parce qu'il n'est pas organisé autour d'un couloir. Son objet est la famille de projets plutôt qu'une route, si bien que l'entrée géographique est l'index des 106 juridictions plutôt qu'une fiche de couloir. Les dossiers qui portent sur des couloirs sont énumérés sur l'index des programmes.
Sources
- INTERPOL — Illicit Arms Records and tracing Management System . Consulté le 2026-07-30.