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Dossier de programme


Conduit par ONUDC.

CRIMJUST : coopération judiciaire le long de la route de la cocaïne

L'extrémité judiciaire du couloir : capacité d'enquête, intégrité des institutions et coopération judiciaire transfrontalière.

Désignation officielle : « Criminal justice cooperation along the cocaine route »

Ce que le programme vise

CRIMJUST existe parce que l'interdiction et la poursuite sont deux problèmes distincts. Une saisie dans un port est un résultat répressif ; la condamnation de ceux qui ont organisé l'expédition exige des preuves recueillies dans plusieurs juridictions, admises sous des règles différentes, contre des prévenus qui ne sont presque jamais présents lors de la saisie. Le programme s'occupe du second.

Comment il fonctionne

Son travail couvre la capacité d'enquête et de poursuite, la coopération entre institutions judiciaires le long d'une route, et l'intégrité institutionnelle — ce dernier point parce qu'un canal de coopération ne vaut que ce que valent les personnes qui l'occupent, et qu'un canal compromis est pire que pas de canal du tout. C'est le programme qui se rapproche le plus directement de la machinerie d'entraide judiciaire décrite sur la page consacrée à l'application de la loi.

Où il s'applique

CRIMJUST porte sur 3 des couloirs décrits sur la page des routes de la drogue : le couloir d'Afrique de l'Ouest, le couloir caribéen, l'isthme centraméricain. Les juridictions de chacun y sont énumérées, et chacune d'elles possède une fiche exposant sa position conventionnelle, ses textes nationaux confirmés et son statut de surveillance actuel.

C'est cette combinaison qui détermine si un programme de ce type peut opérer en un lieu donné. Le renforcement des capacités suppose qu'il existe un pouvoir juridique autour duquel les construire : une technique d'interdiction a besoin d'une base légale, une enquête conjointe d'une voie d'entraide judiciaire, un traçage d'une obligation de tenue de registres. Là où ces éléments manquent, la contrainte est législative et non opérationnelle.

Juridictions situées sur ces couloirs — 30

Anguilla · Antigua-et-Barbuda · Barbade · Belize · Brésil · Cap-Vert · Colombie · Costa Rica · Dominique · Gambie · Ghana · Guatemala · Guinée · Guinée-Bissau · Honduras · Îles Vierges britanniques · Jamaïque · Liberia · Mexique · Nicaragua · Nigeria · Panama · République dominicaine · Saint-Vincent-et-les Grenadines · Sainte-Lucie · Salvador · Sénégal · Sierra Leone · Trinité-et-Tobago · Venezuela

Il s'agit de la portée des couloirs que CRIMJUST vise, et non d'une liste d'États participants : la participation est affirmée par l'index hérité et confirmée par aucune source officielle, de sorte qu'elle n'est pas publiée. Ce qui peut être énoncé, c'est quelles juridictions se trouvent sur les routes en question, et ce que la fiche de chacune montre. Sur ces 30, 1 ne portent aucun texte national confirmé au regard d'un registre citable — Liberia — c'est-à-dire exactement la situation dans laquelle l'assistance opérationnelle devance la base juridique permettant de s'en servir.

Un chiffre tiré des dossiers de ces couloirs mérite d'être placé à côté de la méthode. Sur les 30 juridictions atteintes, 19 nomment un service douanier dans ce jeu de données et 3 une autorité de poursuite — à l'échelle du jeu de données, le second chiffre est de 8 sur 106. C'est un fait sur les annuaires institutionnels publiés, non sur les services de poursuite existants. Il n'en désigne pas moins le problème pratique auquel répond un programme de coopération judiciaire : le point de contact documenté le long d'une route de la cocaïne se situe le plus souvent à la frontière, et l'étape sur laquelle le programme travaille est celle qui suit.

Base conventionnelle

Sur le fond, le travail met en œuvre les dispositions relatives à l'entraide judiciaire, à l'extradition et à l'intégrité de la Convention contre la criminalité organisée et de la Convention contre la corruption. La distinction compte : un programme de ce type ne crée aucun pouvoir juridique propre. Il construit la capacité des États à exercer des pouvoirs qu'ils détiennent déjà au titre des instruments qu'ils ont ratifiés, et c'est pourquoi une juridiction qui n'est pas partie à l'instrument pertinent retire moins de sa participation qu'une autre. Ce que chaque instrument oblige est exposé sur la référence des conventions.

Cartogramme en tuiles des juridictions couvertes
Fig. — les juridictions au regard desquelles ce dossier se lit.

Questions

Qu'est-ce que CRIMJUST ?

CRIMJUST est désigné officiellement « Criminal justice cooperation along the cocaine route » et conduit par ONUDC. L'extrémité judiciaire du couloir : capacité d'enquête, intégrité des institutions et coopération judiciaire transfrontalière. La description donnée sur cette page provient de ONUDC, qui en tient le compte rendu.

Quel problème CRIMJUST vise-t-il ?

CRIMJUST existe parce que l'interdiction et la poursuite sont deux problèmes distincts. Une saisie dans un port est un résultat répressif ; la condamnation de ceux qui ont organisé l'expédition exige des preuves recueillies dans plusieurs juridictions, admises sous des règles différentes, contre des prévenus qui ne sont presque jamais présents lors de la saisie. Le programme s'occupe du second.

À quels couloirs de trafic CRIMJUST se rapporte-t-il ?

À le couloir d'Afrique de l'Ouest, le couloir caribéen, l'isthme centraméricain. Ces couloirs et les juridictions qui les composent sont exposés sur la page consacrée aux routes de la drogue.

Quelle est la base conventionnelle de ce type de travail ?

Sur le fond, les dispositions relatives à l'entraide judiciaire, à l'extradition et à l'intégrité de la Convention contre la criminalité organisée et de la Convention contre la corruption. Un programme de cette nature ne crée aucun pouvoir juridique ; il construit la capacité d'exercer des pouvoirs qu'un État détient déjà au titre des instruments qu'il a ratifiés. C'est la raison pour laquelle la position conventionnelle inscrite sur chaque fiche de juridiction pèse sur ce qu'un tel programme peut y accomplir.

CRIMJUST est-il toujours en cours ?

Cet index n'affirme l'état opérationnel actuel d'aucun programme qui y figure. Les cycles de financement se renouvellent plus vite que les pages qui les décrivent, et un dossier qui affirmerait qu'un programme est actif avancerait une assertion qu'il ne pourrait pas tenir à jour. ONUDC est l'endroit où le vérifier, et le lien figure dans les sources au bas de cette page.

Où CRIMJUST s'applique-t-il ?

Aux 30 juridictions situées sur les couloirs qu'il vise, dont chacune possède une fiche ici. 1 d'entre elles ne portent aucun texte national confirmé au regard d'un registre citable, et c'est précisément là que le renforcement des capacités rencontre un vide documentaire : une unité conjointe peut être installée dans une juridiction dont ce jeu de données ne peut citer la loi. Aucune liste de participants n'est publiée ici — l'index hérité les affirme et aucune source officielle ne les confirme, de sorte que la portée indiquée est celle des couloirs.

Sources

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